12.09.2019, 17:45

La Ville de Neuchâtel réorganise sa Sécurité publique

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Les acteurs de la nouvelle Sécurité publique de la Ville de Neuchâtel. De gauche à droite: Christian Bourquin, chef d'entité, Violaine Blétry-de Montmollin, directrice, Elodie Chagas, cheffe de secteur, Frédéric Mühlheim, chef de service, et Yann Tatone, chef de secteur.

Sécurité Exit le service de proximité, place à la Sécurité publique. La Ville de Neuchâtel a présenté ce jeudi la réorganisation de ce service, pensée en collaboration avec les 22 agents de terrain.

«Avec ce nouveau système, nous pouvons nous faire connaître des gens et créer des relations de confiance. Et il y a des patrouilles pédestres quotidiennes. Pour la population, il y a toujours quelqu’un à qui s’adresser.»

L’agente Elodie Chagas et son collègue Yann Tatone, tous deux chefs de secteur pour l’ancienne police de proximité de la Ville de Neuchâtel, ont expliqué ce jeudi à la presse tout le bien qu’ils pensaient de la réorganisation de leur service, désormais appelé Sécurité publique. Un service dont le fonctionnement a été complètement repensé.

Service jusque-là divisé

«Notre nouvelle organisation est issue d’un travail de réflexion de l’ensemble du personnel», explique le chef de l’entité Sécurité publique, Christian Bourquin. Jusqu’ici, les agents reconnaissables à leur uniforme gris étaient divisés en deux groupes.

Neuf personnes étaient chargées de gérer le stationnement, tandis que 12 autres sillonnaient les rues, s’occupaient de gérer plaintes et conflits ou notifiaient les commandements de payer. «Des rôles pas forcément clairs pour les gens», remarque le chef, qui résume: «Il y avait un peu les méchants qui amendent et les gentils qui résolvent les problèmes.»

Autres soucis mis en avant, avec la précédente organisation, plus aucun agent n’était disponible en début de soirée. «Et vu que chaque patrouilleur avait son secteur. Si le collaborateur était en vacances, le secteur n’était plus couvert.»

Chacun touchera à tout

Il a ainsi été décidé de «tout déconstruire, puis tout reconstruire», image Violaine Blétry-de Montmollin, directrice de la Sécurité. Les 22 agents ont été désormais répartis dans quatre grands secteurs. «Des ‘villages’ de 6 à 8000 habitants», précise la conseillère communale. Trois agents seront ainsi disponibles en permanence dans chaque secteur. Chacun touchera à toutes les missions, de la gestion du stationnement aux patrouilles. «Une demande des collaborateurs.» Autre nouveauté, toutes les patrouilles se feront désormais en binôme.

Notre nouvelle organisation est issue d’un travail de réflexion de l’ensemble du personnel.
Christian Bourquin, chef de l’entité Sécurité publique

«Les horaires seront élargis de 7h30 à 20h, au lieu de 18h45», reprend Christian Bourquin. «Et nous aurons désormais la possibilité de prolonger les permanences jusqu’à 22h15 en fin de semaine et le week-end. Au-delà de cette heure, on passe sur d’autres problématiques, qui impliquent davantage la Police neuchâteloise.»

Pour ce faire, les 22 agents ont déménagé à la caserne de la Maladière, où ils occupent désormais les anciens locaux de la prévention incendie. Lequel service a fait le voyage inverse au faubourg de l’Hôpital. Les agents de terrains – pompiers, agents de sécurité publique et ambulanciers – sont ainsi réunis dans une véritable Maison de la sécurité, tandis que les services administratifs se concentrent au centre, où reste d’ailleurs le guichet d’accueil pour le public.

«Collaborer»

«Le maître-mot de la réorganisation, c’est la collaboration», continue Violaine Blétry-de Montmollin. Et ce, tant entre nouveaux voisins – les ambulanciers ont formé les agents de sécurité publique aux gestes de premiers secours –, qu’avec la police cantonale ou les médiateurs urbains. «La nouvelle organisation doit permettre un meilleur travail en réseau.»

Le système a également été pensé pour faciliter l’intégration future – si le Tribunal fédéral valide le vote sur la fusion – des communes de Corcelles-Cormondrèche, Peseux et Valangin et de leurs agents communaux, au sein du service.

La nouvelle Sécurité publique entend désormais se faire davantage connaître de la population. Le service compte organiser des cafés contacts avec les citoyens et entend approcher les différentes associations de quartier, afin de présenter tant les collaborateurs que leurs missions.

Exit l’hybride, place à l’électrique

Pour la population, le changement le plus visible entre l’ancien service de proximité et la nouvelle Sécurité publique concerne les voitures. Les Toyota Prius hybrides grises bien connues des Neuchâtelois sont en train d’être troquées pour des Hyundai électriques.

Ces dernières sont blanches et arborent de larges bandes jaunes réfléchissantes sur le bas des carrosseries. Les armoiries communales sont floquées sur le capot et les flancs, afin de pouvoir rapidement les distinguer des véhicules de la police cantonale.


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